Quelle est la différence entre le renard polaire islandais et ceux du Groenland ou du Svalbard ?On nous pose souvent cette question : quelle est la particularité du renard polaire islandais ?
En effet, la majorité des photographes animaliers ont vu des image du renard polaire blanc en hiver, mais ignorent tout de la diversité de cette espèce. Car oui, il n’y a pas un renard polaire mais des renards polaires : une diversité génétique, des sous-espèces et une incroyable adaptation aux différentes régions de l’arctique.
Nous ne savons pas encore où est né le renard polaire. De récentes études ont même suggéré le plateau du Tibet comme origine de ce petit renard. Mais ce que nous savons, c’est que ses migrations dans les différentes régions arctiques ont été accompagnées d’adaptations. Le renard polaire a physiquement évolué, mais il a aussi adapté son régime alimentaire et son comportement. Dans cet article, nous vous parlons de ces adaptations que nous constatons chaque année durant nos stages photo.
Le renard polaire islandais et le basalte
Le renard polaire est arrivé en Islande durant le dernier âge glaciaire. Il n’a pas eu besoin de traverser l’Atlantique nord pour ça, il a simplement profité de la banquise pour se déplacer jusqu’aux frontières sud du cercle arctique. Lorsque la glace a fondu et que la toundra a reculé, les renards polaires qui vivaient en Islande, jusque là prise dans la glace, se sont retrouvés sur une île. C’était le début de leur aventure insulaire en Islande.
Mais l’Islande a connu un important bouleversement à la fin de l’âge glaciaire. L’île, qui était jusque-là un amas de glace, est devenue une terre peu fertile faite de basalte, de mousse et de toundra. Du fait des courants chauds du Gulf stream, l’enneigement y est faible. Les températures oscillent entre -10° et 15° et les volcans se réveillent à tour de rôle, créant de nouvelles terres sombres et désertiques. Cet environnement a chamboulé l’une des caractéristiques génétiques du renard polaire : son camouflage blanc qui le protège des prédateurs dans des environnement de neige est devenu un handicap !
En effet, si partout en arctique les renards polaires blancs représentent 80% de la population, en Islande, petit à petit, le morph brun, plus adapté à la roche basaltique noire, s’est imposé. Nous ne connaissons pas vraiment les prédateurs qui ont précipité cette évolution génétique, mais il est certain que l’arrivée de l’humain sur l’île, qui s’est mis à chasser les renards polaires, a favorisé les renards bruns, plus difficiles à trouver.
Aujourd’hui, même si les renards polaire bruns sont à 80% majoritaires en Islande, nous observons toujours des renards blancs durant nos stages photos. Il y a quelques années, nous avons même eu la chance d’observer une famille de renards blancs constituée de deux adultes et de neuf renardardeaux.
Nous vous racontons ici la naissance d’une sous espèce : le renard polaire d’Islande (Vulpes Lagopus fuliginosus).
Le renard polaire dans le grand Nord
En Scandinavie, au Svalbard, au Groenland, au Canada ou en Sibérie, le renard polaire trouve sa pitance en chassant les lemmings qui se déplacent sous le manteau neigeux. Sa technique de chasse est similaire à celle du renard roux qui chasse les campagnols. Cette source d’alimentation a toujours été l’une de ses principales.
Le renard polaire polaire a donc toujours été dépendant de la neige et de la glace. Il a développé un camouflage adapté à cet environnement, à l’instar des lagopèdes alpins ou des ours polaires.
Le morph majoritaire, c’est à dire le morph blanc, est totalement blanc en hiver. En été, le dos se colore de gris et le ventre se teinte de beige. Ce camouflage est idéal dans la toundra recouverte de lichen de couleur claire (beige, gris clair…).
Le camouflage blanc a toujours permis au renard polaire de survivre dans les environnements enneigés et glacés. Il y est très difficilement repérable. De fait, dans toutes les régions arctiques qui ont conservé un niveau d’enneigement important, le renard polaire a conservé les mêmes caractéristiques génétiques.
Lemmings, oiseaux marins ou poisson?
La situation du renard polaire islandais a vite évolué. L’absence de banquise a poussé les ours polaires à quitter ces terres. Ce changement les a privés de l’une de leurs sources d’alimentation : les restes des phoques tués par des ours.
De plus, il n’y a aujourd’hui aucune preuve de présence de lemmings en Islande durant le dernier âge glaciaire.
Les renards polaires se sont retrouvés piégés sur une terre où leur principale source d’alimentation était absente. Mais l’histoire a voulu qu’à la même période, l’Islande se soit transformée en refuge pour des millions d’oiseaux marins qui ont commencé à nicher sur ses falaises de basalte.
Il n’y a pas beaucoup de mammifères capables de rapidement changer leur régime alimentaire pour s’adapter à un bouleversement climatique. Mais le renard polaire islandais a su saisir les opportunités qui s’offraient à lui. Petit à petit, il a fait des falaises islandaises son garde-manger. Macareux moines, pingouins torda, fulmars et autres guillemots sont devenus l’essentiel de son régime alimentaire d’avril à août.
D’un autre côté, les eaux riches et libres d’Islande ont fait des côtes islandaises un cimetière pour poissons et crustacés. Le renard polaire islandais n’avait plus qu’à se servir à chaque marée basse. De septembre à avril, c’est sa principale source de nourriture.
Voilà comment le renard polaire est devenu le chasseur des falaises islandaises qu’il est aujourd’hui. Il a acquis d’incroyables capacités d’escalade, descendant et remontant les falaises les plus abruptes. Durant nos stages photos, nous emmenons toujours nos photographes observer ces scènes de chasse spectaculaires.
Les renards polaires du Groenland et du Svalbard
Comme évoqué plus haut, la fin du dernier âge glaciaire a bouleversé le climat arctique. L’un des changements majeurs est le recul de la banquise, ce qui a libéré notamment les eaux d’Islande et de Norvège. Mais le Groenland, le Svalbard, le nord de la Russie et du Canada sont restés connectés à la banquise qui recouvre l’Arctique. De fait, les renards polaires ont pu continuer à circuler librement dans ces régions.
Les espèces animales continuent à évoluer génétiquement de façon homogène si elles peuvent circuler librement dans leurs aires de répartition. C’est le cas du renard polaire en Arctique. Ce qui nous amène à dire qu’en observant un renard polaire au Groenland ou au Svalbard, on observe la même espèce, et la même sous-espèce, qui est le renard polaire commun (Vulpes Lagopus Lagopus).
En plus du renard polaire commun présent partout en Arctique, et du renard polaire d’Islande dont nous avions parlé plus haut, il existe deux autres sous espèces :
- Le renard polaire de l’Île Béring (Vulpes lagopus beringensis) en Russie
- Le renard polaire des Îles Pribilof (Vulpes lagopus pribilofensis) en Alaska
D’une part le morph blanc est dominant chez les renards polaires du Groenland et du Svalbard. D’autre part, leur régime alimentaire inclut les lemmings et les phoques. C’est ce qui les différencie des renards polaires islandais. Il n’est pas impossible de voir les différences entre ces deux sous-espèces s’accentuer étant donné le bouleversement climatique en cours. En Islande, de plus en plus de comportements inhabituels sont observés chez le renard polaire, nous en sommes personnellement témoins durant nos stages photo.
L’arrivée des Vikings en Islande
Nous l’avons dit, le renard polaire a évolué depuis le dernier âge glaciaire. Le principal changement concerne le morph brun qui est devenu dominant. Mais nous pouvons légitimement nous poser la question : étant donné que le renard polaire n’avait aucun prédateur en Islande durant les 11 000 ans qui nous sépare de l’âge glaciaire, pourquoi le morph brun a dominé ?
Car oui, l’évolution des espèces est provoquée par des contraintes environnementales notamment.
La réponse à cette question est peut-être à chercher du côté de l’humain. D’une part parce que l’arrivée des Vikings en Islande autour de de l’an 870 a créé un concurrent direct sur les ressources pour le renard polaire, et d’autre part parce que l’humain est un prédateur pour le renard polaire.
Durant des siècles, les renards polaires ont été chassés par l’humain pour deux raisons : la première est la commercialisation de leur fourrure, la seconde est la protection du bétail (principalement les agneaux).
En Islande, les renards polaires blancs, qui étaient très visibles en été, devaient donc avoir des un taux de mortalité plus élevé lié à la chasse par l’homme.
Il est à noter que l’État islandais rémunère les chasseurs de renards.
Voilà ce qui pourrait avoir provoqué, ou du moins accentué, la réduction drastique du morph blanc en Islande.
Aujourd’hui, le renard polaire d’Islande est toujours chassé. Mais l’opinion publique islandaise est de plus en plus opposée à cette chasse. Des réserves naturelles comme celle de Hornstrandir ont été créées. Dans ces réserves, la chasse est interdite. De moins en moins de jeunes islandais sont attirés par cette chasse, dans un souci de protection de la nature ou tout simplement parce qu’ils n’en voient pas l’utilité.
Enfin, récemment, l’Agence Islandaise pour l’Environnement s’est prononcée contre la chasse du renard polaire. D’une part parce que cette chasse ne sert à rien, et d’autre part parce qu’elle coûte beaucoup trop d’argent à l’État islandais. L’agence islandaise pour l’environnement a déclaré qu’aucune preuve de prédation de bétail par des renards polaires n’avait été apportée par les fermiers islandais. Ce type de prédation est de plus en plus perçu comme une légende rurale, ce que les scientifiques savaient déjà.
Espérons que la chasse soit définitivement interdite en Islande, ce qui créerait des conditions optimales pour l’unique mammifère endémique d’Islande.
On nous pose souvent cette question : quelle est la particularité du renard polaire islandais ?
En effet, la majorité des photographes animaliers ont vu des image du renard polaire blanc en hiver, mais ignorent tout de la diversité de cette espèce. Car oui, il n’y a pas un renard polaire mais des renards polaires : une diversité génétique, des sous-espèces et une incroyable adaptation aux différentes régions de l’arctique.
Nous ne savons pas encore où est né le renard polaire. De récentes études ont même suggéré le plateau du Tibet comme origine de ce petit renard. Mais ce que nous savons, c’est que ses migrations dans les différentes régions arctiques ont été accompagnées d’adaptations. Le renard polaire a physiquement évolué, mais il a aussi adapté son régime alimentaire et son comportement. Dans cet article, nous vous parlons de ces adaptations que nous constatons chaque année durant nos stages photo.
Le renard polaire islandais et le basalte
Le renard polaire est arrivé en Islande durant le dernier âge glaciaire. Il n’a pas eu besoin de traverser l’Atlantique nord pour ça, il a simplement profité de la banquise pour se déplacer jusqu’aux frontières sud du cercle arctique. Lorsque la glace a fondu et que la toundra a reculé, les renards polaires qui vivaient en Islande, jusque là prise dans la glace, se sont retrouvés sur une île. C’était le début de leur aventure insulaire en Islande.
Mais l’Islande a connu un important bouleversement à la fin de l’âge glaciaire. L’île, qui était jusque-là un amas de glace, est devenue une terre peu fertile faite de basalte, de mousse et de toundra. Du fait des courants chauds du Gulf stream, l’enneigement y est faible. Les températures oscillent entre -10° et 15° et les volcans se réveillent à tour de rôle, créant de nouvelles terres sombres et désertiques. Cet environnement a chamboulé l’une des caractéristiques génétiques du renard polaire : son camouflage blanc qui le protège des prédateurs dans des environnement de neige est devenu un handicap !
En effet, si partout en arctique les renards polaires blancs représentent 80% de la population, en Islande, petit à petit, le morph brun, plus adapté à la roche basaltique noire, s’est imposé. Nous ne connaissons pas vraiment les prédateurs qui ont précipité cette évolution génétique, mais il est certain que l’arrivée de l’humain sur l’île, qui s’est mis à chasser les renards polaires, a favorisé les renards bruns, plus difficiles à trouver.
Aujourd’hui, même si les renards polaire bruns sont à 80% majoritaires en Islande, nous observons toujours des renards blancs durant nos stages photos. Il y a quelques années, nous avons même eu la chance d’observer une famille de renards blancs constituée de deux adultes et de neuf renardardeaux.
Nous vous racontons ici la naissance d’une sous espèce : le renard polaire d’Islande (Vulpes Lagopus fuliginosus).
Le renard polaire dans le grand Nord
En Scandinavie, au Svalbard, au Groenland, au Canada ou en Sibérie, le renard polaire trouve sa pitance en chassant les lemmings qui se déplacent sous le manteau neigeux. Sa technique de chasse est similaire à celle du renard roux qui chasse les campagnols. Cette source d’alimentation a toujours été l’une de ses principales.
Le renard polaire polaire a donc toujours été dépendant de la neige et de la glace. Il a développé un camouflage adapté à cet environnement, à l’instar des lagopèdes alpins ou des ours polaires.
Le morph majoritaire, c’est à dire le morph blanc, est totalement blanc en hiver. En été, le dos se colore de gris et le ventre se teinte de beige. Ce camouflage est idéal dans la toundra recouverte de lichen de couleur claire (beige, gris clair…).
Le camouflage blanc a toujours permis au renard polaire de survivre dans les environnements enneigés et glacés. Il y est très difficilement repérable. De fait, dans toutes les régions arctiques qui ont conservé un niveau d’enneigement important, le renard polaire a conservé les mêmes caractéristiques génétiques.
Lemmings, oiseaux marins ou poisson?
La situation du renard polaire islandais a vite évolué. L’absence de banquise a poussé les ours polaires à quitter ces terres. Ce changement les a privés de l’une de leurs sources d’alimentation : les restes des phoques tués par des ours.
De plus, il n’y a aujourd’hui aucune preuve de présence de lemmings en Islande durant le dernier âge glaciaire.
Les renards polaires se sont retrouvés piégés sur une terre où leur principale source d’alimentation était absente. Mais l’histoire a voulu qu’à la même période, l’Islande se soit transformée en refuge pour des millions d’oiseaux marins qui ont commencé à nicher sur ses falaises de basalte.
Il n’y a pas beaucoup de mammifères capables de rapidement changer leur régime alimentaire pour s’adapter à un bouleversement climatique. Mais le renard polaire islandais a su saisir les opportunités qui s’offraient à lui. Petit à petit, il a fait des falaises islandaises son garde-manger. Macareux moines, pingouins torda, fulmars et autres guillemots sont devenus l’essentiel de son régime alimentaire d’avril à août.
D’un autre côté, les eaux riches et libres d’Islande ont fait des côtes islandaises un cimetière pour poissons et crustacés. Le renard polaire islandais n’avait plus qu’à se servir à chaque marée basse. De septembre à avril, c’est sa principale source de nourriture.
Voilà comment le renard polaire est devenu le chasseur des falaises islandaises qu’il est aujourd’hui. Il a acquis d’incroyables capacités d’escalade, descendant et remontant les falaises les plus abruptes. Durant nos stages photos, nous emmenons toujours nos photographes observer ces scènes de chasse spectaculaires.
Les renards polaires du Groenland et du Svalbard
Comme évoqué plus haut, la fin du dernier âge glaciaire a bouleversé le climat arctique. L’un des changements majeurs est le recul de la banquise, ce qui a libéré notamment les eaux d’Islande et de Norvège. Mais le Groenland, le Svalbard, le nord de la Russie et du Canada sont restés connectés à la banquise qui recouvre l’Arctique. De fait, les renards polaires ont pu continuer à circuler librement dans ces régions.
Les espèces animales continuent à évoluer génétiquement de façon homogène si elles peuvent circuler librement dans leurs aires de répartition. C’est le cas du renard polaire en Arctique. Ce qui nous amène à dire qu’en observant un renard polaire au Groenland ou au Svalbard, on observe la même espèce, et la même sous-espèce, qui est le renard polaire commun (Vulpes Lagopus Lagopus).
En plus du renard polaire commun présent partout en Arctique, et du renard polaire d’Islande dont nous avions parlé plus haut, il existe deux autres sous espèces :
- Le renard polaire de l’Île Béring (Vulpes lagopus beringensis) en Russie
- Le renard polaire des Îles Pribilof (Vulpes lagopus pribilofensis) en Alaska
D’une part le morph blanc est dominant chez les renards polaires du Groenland et du Svalbard. D’autre part, leur régime alimentaire inclut les lemmings et les phoques. C’est ce qui les différencie des renards polaires islandais. Il n’est pas impossible de voir les différences entre ces deux sous-espèces s’accentuer étant donné le bouleversement climatique en cours. En Islande, de plus en plus de comportements inhabituels sont observés chez le renard polaire, nous en sommes personnellement témoins durant nos stages photo.
L’arrivée des Vikings en Islande
Nous l’avons dit, le renard polaire a évolué depuis le dernier âge glaciaire. Le principal changement concerne le morph brun qui est devenu dominant. Mais nous pouvons légitimement nous poser la question : étant donné que le renard polaire n’avait aucun prédateur en Islande durant les 11 000 ans qui nous sépare de l’âge glaciaire, pourquoi le morph brun a dominé ?
Car oui, l’évolution des espèces est provoquée par des contraintes environnementales notamment.
La réponse à cette question est peut-être à chercher du côté de l’humain. D’une part parce que l’arrivée des Vikings en Islande autour de de l’an 870 a créé un concurrent direct sur les ressources pour le renard polaire, et d’autre part parce que l’humain est un prédateur pour le renard polaire.
Durant des siècles, les renards polaires ont été chassés par l’humain pour deux raisons : la première est la commercialisation de leur fourrure, la seconde est la protection du bétail (principalement les agneaux).
En Islande, les renards polaires blancs, qui étaient très visibles en été, devaient donc avoir des un taux de mortalité plus élevé lié à la chasse par l’homme.
Il est à noter que l’État islandais rémunère les chasseurs de renards.
Voilà ce qui pourrait avoir provoqué, ou du moins accentué, la réduction drastique du morph blanc en Islande.
Aujourd’hui, le renard polaire d’Islande est toujours chassé. Mais l’opinion publique islandaise est de plus en plus opposée à cette chasse. Des réserves naturelles comme celle de Hornstrandir ont été créées. Dans ces réserves, la chasse est interdite. De moins en moins de jeunes islandais sont attirés par cette chasse, dans un souci de protection de la nature ou tout simplement parce qu’ils n’en voient pas l’utilité.
Enfin, récemment, l’Agence Islandaise pour l’Environnement s’est prononcée contre la chasse du renard polaire. D’une part parce que cette chasse ne sert à rien, et d’autre part parce qu’elle coûte beaucoup trop d’argent à l’État islandais. L’agence islandaise pour l’environnement a déclaré qu’aucune preuve de prédation de bétail par des renards polaires n’avait été apportée par les fermiers islandais. Ce type de prédation est de plus en plus perçu comme une légende rurale, ce que les scientifiques savaient déjà.
Espérons que la chasse soit définitivement interdite en Islande, ce qui créerait des conditions optimales pour l’unique mammifère endémique d’Islande.








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